ATYPIQUES : SE RESPECTER… AUSSI PARFOIS SE CHALLENGER : POUR PROGRESSER ?

Après des années à essayer de me conformer, à encaisser, des rythmes de travail que je trouvais trop éreintants, laissant trop peu de temps à d’autres activités qui me tenaient tant à cœur… Après tant d’années à écouter des gens prononcer des paroles dures, violentes, à mon égard, et contre lesquelles je ne pouvais rien dire, car je ne trouvais pas spontanément les bons mots, pour m’imposer, me faire respecter, sans violenter l’autre à mon tour… Après toutes ces années, de violence contre moi, j’ai voulu enfin, durablement, me respecter.

Me lever à une heure, où je serai détendu, apaisé… Rencontrer des gens où le partage serait toujours de qualité, au plus près de la simplicité, du cœur, de l’intelligence, de l’excellence et du rire. Parcourir des lieux, où le silence qui y régnerait, et la beauté aussi qui l’étofferait, me permettrait de déployer tous les trésors en moi, au lieu de me recroqueviller, pour me protéger du béton et du bruit… Ce recentrage sur la nature, sur ma nature aussi, m’a permis de retrouver une magie, à l’extérieur, aussi à l’intérieur de moi, que je prenais goût à sculpter, en mots, en peau : pour offrir le plus beau, le plus inspirant, et le plus attrayant à la société.

Et puis, même si ça brillait dans mes yeux, dans mes mots, je l’espérais aussi dans chacun de mes silences… Même si une lumière s’amplifiait, beaucoup de personnes n’étaient pas encore disposées finalement à payer pour ce supplément. De poésie. De chaleur, de douceur. D’invitation à plonger en soi, comme on peut disparaître un temps sous la mer, pour mieux y remonter des trésors. Mon invitation : beaucoup n’en voyaient pas vraiment l’utilité. Ou n’en avaient pas simplement la capacité financière. Tellement de choses à régler déjà, qu’un livre ou une séance de coaching, peut rapidement passer pour un véritable luxe, qu’on ne décide finalement de s’offrir, qu’à condition d’être certain que cet investissement changera pour de bon notre existence… Le futur de notre vie…

En allant à mon rythme, en glissant paisiblement sur l’écorce de notre planète, j’avais donc gagné de la lumière, un éclat, mais qui ne rejaillissait pas sur le solde mensuel de mon compte à la banque. Une voix alors a commencé, en moi, à me dire « tu vas devoir y retourner ». Et là mon corps s’est mis à paniquer. Il ne voulait plus être brutalisé comme avant.

Seulement, un paramètre avait changé… Je ne l’avais pas réalisé, mais un paramètre avait changé… J’avais réduit drastiquement ma consommation, mes besoins financiers, j’avais même supprimé la contrainte du loyer, en revenant vivre chez mes parents, si bien que j’avais encore un peu de temps. Un peu de temps, avant de risquer à nouveau l’aventure en entreprise, avec sa hiérarchie qu’on ne maitrise pas… Ce flou dans les consignes si difficile à anticiper et à gérer. Et donc, pendant encore un certain temps, j’étais ma propre hiérarchie ! Mon propre N+1 ! Celui qui fixait le rythme. Décidait d’accélérer. Ou a contrario, décidait, à partir de certains signaux, de ralentir. Seul à décider, alors je pouvais me challenger. En total contrôle, me challenger !

Je pouvais dire à mon corps : « là on va faire du sport, alors que je sais très bien que tu préférerais rester assis. Mais si ça se trouve, ça va sacrément te bourrer d’endorphines, lancer ta journée, doper naturellement ta confiance, te prouver que tu peux être hautement déterminé, et montrer aux autres, par la détente de tes traits, et aussi la robustesse de ton corps : que si l’excellence est seulement un concept abstrait, il est de plus en plus incarné dans certaines personnes, au rang desquelles… toi…

Savoir que je pourrais moi-même décider, quand commencer, quand arrêter, m’a redonné le goût « à forcer » un peu ma nature. A ne pas rester enfermé dans l’image que je me faisais peu à peu, de moi, surtout depuis les diagnostics, « Zèbre », ou Autiste Asperger…

Alors, au quotidien, je me lance des challenges. Je me pousse parfois à rencontrer des professionnels qui pourraient m’aider dans mes projets. Je m’efforce d’avancer au maximum sur des idées d’articles, de chansons, de livres, de démarchage. Et comme l’inconfort peut arriver très rapidement, dans les relations sociales, les transports, ou les lieux publics : j’essaye d’avoir un maximum d’outils à portée de mains, pour que quand l’inconfort arrive, limiter le stress, qui me ferait regretter d’avoir osé.

Dans le sac : le lecteur MP3, quand je sens le besoin de couvrir certains sons, certaines voix. A manger aussi, et à boire, pour combler l’énergie dépensée, après plusieurs heures passées à me concentrer. Et si je sais que je vais passer beaucoup de temps à l’extérieur, ou rentrer tard et décaler ainsi mon temps de sommeil, je m’offre le lendemain, une journée sans rendez-vous, libre d’écouter mes envies, mes aspirations, ma soif de repos et de découvertes. Je m’offre ainsi une récompense, un cadeau : qui rend la fin du challenge doux. Agréable. Pour mieux recommencer par la suite.

Me motiver, me challenger pour déployer au maximum mon potentiel. Et aussi m’écouter, pour pouvoir fournir des efforts sur la durée. J’essaye de devenir le supérieur hiérarchique, l’entraîneur que j’aurais aimé rencontrer dans ma vie : pour occuper pleinement ma place dans cette société.


Résumé :

  • Après avoir ressenti et subi une grande violence dans le monde de l’entreprise, mon corps m’a soufflé : « maintenant, mec, on se respecte ! On prend soin de soi ».
  • Cette période de respect de mon rythme, à ne plus forcer, à beaucoup plus contempler, observer, a été riche en découvertes. J’ai pris conscience de la magie autour de moi, et aussi en moi, des trésors que je pouvais à tout moment matérialiser à travers la créativité, la méditation ou le sport.
  • Seulement, cette lumière supplémentaire qui me paraissait jaillir de moi, ne me permettait pas pour l’heure de vivre de ce que j’aimais faire (l’écriture et le coaching). Les lecteurs et les clients n’affluaient pas. Alors, comme dans le même temps, mes sources de revenu se tarissaient, je me suis dit « il va falloir mettre un coup de collier là ».
  • Et spontanément, je me suis dit « mince, encore me forcer, me brutaliser et je ne veux plus ça ». Heureusement, un critère avait changé : j’étais maintenant mon propre patron, ma propre hiérarchie.
  • En effet, j’avais réduit ma voilure financière (retour chez mes parents, beaucoup moins d’engagements financiers…), ainsi je pouvais retarder le moment où je devrais revenir en entreprise… Pour le moment, moi seul décidais de mon temps, ainsi je pouvais me forcer : avec l’avantage de me challenger, de dépasser certaines peurs, de me découvrir de nouveaux talents… Et en même temps, dès que la situation devenait inefficace, car pénible, et dépourvue de sens : je pouvais m’autoriser à arrêter immédiatement !
  • Ainsi, je peux me challenger à courir, même si je ne me sens pas au top, avec la surprise de découvrir que je vais gagner en confiance, en calme et en énergie. Et avec toujours la possibilité de m’arrêter si je sens que je force vraiment trop sur mon corps.
  • De même avec la prospection professionnelle, les rencontres, le « réseautage », les rendez-vous extérieurs. Je tente, et dès qu’honnêtement je sens que ça devient contre productif, inefficace: je m’en vais, j’arrête, je reprends mon chemin.
  • Et je prends au maximum soin d’avoir avec moi un encas et mon lecteur de musique.
  • Manger et boire me font bien un fou quand j’ai dû me concentrer et que je me sens ainsi épuisé : ce qui augmente mon niveau d’irritabilité.
  • La musique me permet de couvrir le son de certaines voix, de certaines conversations, qui pourraient m’amener à des niveaux très très hauts de tension.
  • Prévoir à manger, ou de la musique, aussi faire du sport avant de sortir : me permet de moins ressentir la violence pour moi de l’extérieur.
  • Ainsi, je ne regrette pas d’avoir tenté. De m’être challengé, car j’ai limité le prix à payer.
  • Surtout quand je m’offre une journée pour moi, à faire ce que j’aime, les lendemains des jours, où je suis rentré tard, ou durant lesquels j’ai fréquenté pendant plusieurs heures, en continu, du monde.

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