L’EMPEREUR C’EST MOI, HUGO HORIOT

En fait Hugo Horiot je n’aime pas sa colère, car elle me parle de la mienne. Lui sait la violence de cette société. Le manque d’amour : partout. Comme entre hommes et femmes, ça joue au lieu de donner, d’embrasser, de blottir et de lécher. Comme les gens font semblant d’être généreux et préfèrent bien souvent rouiller dans leur confort. Etre beau de l’extérieur, pomponné, mais flétrir de l’intérieur, au lieu de laisser la lumière briller à l’intérieur d’eux-mêmes, pour mieux rejaillir dans leurs yeux et sur leurs joues. Cette lumière étincelante, réconfortante, belle, chaleureuse : qui leur permettrait de se passer de vêtements chics et de la tonne de maquillage.

Hugo Horiot, j’aime le lire et je déteste découvrir son mépris des autres, qui me parle souvent à contrecoeur du mien. Quand je vois ces humains maintenir le flou sur eux-mêmes, et dans leurs relations, soi-disant pour conserver une part de mystère : alors que le flou leur permet souvent en fait de masquer le vide à l’intérieur d’eux-mêmes. Ou le désordre depuis des années qui y règne. Ranger, ordonner un passé, se questionner, exige de mettre de la lumière sur des zones qu’ils ne veulent pas voir. Des zones qui imposent de constater une obscurité, une complexité : tout ce qui incite ensuite à ne plus réduire les raisons des tourments dans sa vie à une seule et même personne. Et surtout ce qui motive à s’occuper ensuite avant tout de soi-même. De la qualité de ce qui émane de sa bouche, de son cerveau, de ses mains.

Hugo Horiot, j’aime la façon qu’il a de me reconnecter à moi. A moi, petit. Dans ma barboteuse. Avant que je m’adapte petit à petit. Que je m’adapte à eux. A leur gravité, opposée à mon sourire, à mon sérieux. A leur dureté, opposée à ma sensualité, à ma chaleur, à ma douceur.

Hugo Horiot, j’aime la façon qu’il a de me rappeler, que je suis contraint de devoir évoluer dans cette société. Et que la plus belle façon de le faire, est l’authenticité, la générosité et toujours dans le respect : le jeu. Le jeu. Alors, comme le dirait Igit… Jouons.

https://www.editions-iconoclaste.fr/livres/lempereur-cest-moi

 

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