ASPERGER, « ZÈBRE » : ESSAYER DE LIMITER SES PEURS

Comment mettre des frontières aux peurs ? Des limites raisonnables ? Un vrai challenge pour moi depuis l’âge de 22 ans.

Pourquoi 22 ans ? Parce que dès ma première expérience en entreprise, j’ai pu voir de mes yeux la cruauté humaine. Des gens qui faisaient tout pour mettre à l’aise les autres, par des remarques Par une mauvaise humeur permanente. Et le fait d’être obligé de rester avec eux, de ne pas pouvoir partir, m’en aller, m’a obligé à changer. M’a obligé à me méfier. Car rester totalement ouvert, face à des gens durs, cruels, c’est laisser les fléchettes rentrer dans la peau, toujours plus en profondeur, avec incrédulité, et une immense tristesse. Prendre du recul. Je devais prendre du recul, et ne plus avancer vers la vie, innocemment, avec candidement un immense sourire.

Me méfier. Observer. Et très vite, la première conséquence d’être autant dans mon cerveau, dans l’analyse, a été de perdre de ma fraîcheur, de ma spontanéité, de mon élan de cœur, qui me faisait sentir, que je ne faisais qu’un, avec la vie, avec le monde.

Se méfier, être dans son cerveau, perdre de sa spontanéité. Et surtout ne pas savoir comment limiter ma crainte. Car pour moi certaines valeurs sont fondamentales, et quand elles ne sont pas respectées, la personne perd en face de son côté humain. Je me dis si elle est peut faire ça, en terme de nuisance, elle est peut être prête à faire n’importe quoi finalement, en terme d’égoïsme, et de mépris de l’autre.

La malveillance me déstabilise d’autant plus, que consacrer son énergie à détruire n’est pour moi pas rationnelle. Si tu es malveillant, tu accables des gens, donc tu as peur un jour qu’ils se vengent. Tu as peur que d’autres comme toi agissent de la manière. Avec cruauté. Donc tu es toujours sur tes gardes, jamais dans le lâcher prise, la recherche de lien, d’harmonie. Du coup, pour moi, la malveillance c’est de l’énergie pour détruire qui vous reviendra, un jour, forcément en pleine figure d’une manière ou d’une autre. Alors que si tu consacres cette énergie à créer, faire du sport, te balader, aider : tu développes un calme, un bien-être, un charisme naturel. Une lumière étincelante, qui crée l’admiration, qui améliore le quotidien de l’autre, qui cherchera donc moins à te détruire, à te nuire.

Mon cerveau et ma nature profonde ne comprennent donc pas les énergies de destruction. Et pourtant, je dois m’en prémunir, pour me protéger, et ne pas qu’on me reproche de m’être fait blesser, avoir. Dans la société, on ne te reprochera jamais de t’être trop méfier de quelqu’un. On te reproche surtout de ne pas avoir fait suffisamment attention au pouvoir de nuisance des autres.

Faire attention, me méfier, sans virer dans la parano, en essayant de conserver un maximum de spontanéité, de lumière… Ce que j’essaye de mettre en place du coup : rester ouvert, et au moindre comportement violent de quelqu’un je coupe. Je me coupe de cette personne. Car au final, je veux surtout être entouré de personnes qui veulent être dans le lien, qui veulent offrir le meilleur d’elles-mêmes. Qui ont décidé que leur plus grand challenge, est d’offrir le plus de lumière, de beauté, de bonté, avant d’accuser les autres, des problèmes qu’ils rencontrent dans leur vie. Dès qu’une personne perd cette lumière d’être dans le questionnement permanent d’elle-même, je m’éloigne, je fuis.

S’entourer uniquement de gens lumineux. Et essayer de trouver la meilleure réaction face au climat ambiant, l’atmosphère générale que je perçois de la société. Car l’ambiance générale joue sur mes peurs. Si je sens que la société fait l’éloge permanent de l’argent, de l’économie, quitte à détruire l’écologie et les humains. Si je sens un climat d’affairisme, où des gens seraient prêts à tout pour de l’argent : je perds confiance en l’humanité. En le futur. Et alors, c’est pour moi le signal de me replonger dans uen forme de spiritualité. De méditer. De relire des gens qui m’inspirent.  Satish Kumar. Yogananda. Matthieu Ricard. Abd Al Malik. Ces gens qui me rappellent la nature de ma juste place sur Terre. Et de mon juste objectif. Contribuer à l’harmonie de la planète, des autres, et de mon âme en même temps, sans qu’aucune de ces trois parties ne soit délaissée. Et quand j’agis pour la planète, les autres, et mon âme en même temps, en créant, en aidant, en préservant : alors un calme arrive. Une satisfaction silencieuse et profonde qui fait que cette peur disparaît. Car tout est juste. Et quand je suis au maximum aligné, l’extérieur n’a plus autant d’emprise sur moi. Plus autant d’emprise sur moi.

Je repars les lire et méditer ! 🙂

Bisous !!!


Résumé :

  • La difficulté pour fixer des limites à mes peurs est apparue quand j’ai dû côtoyer et rester avec des gens négatifs. Malveillants : notamment au travail.
  • Leurs paroles ou actions négatives, m’ont vraiment percuté, et m’ont fait comprendre que je devais instaurer une distance dorénavant entre moi et le monde. Me méfier, faire attention, pour ainsi me protéger.
  • Problème :  j’ai une grande difficulté à mettre des limites à mes peurs. Dès qu’une valeur fondamentale pour moi n’est pas respectée par une personne, je me dis que cette personne est finalement potentiellement capable de faire n’importe quoi contre moi, ou les autres, si elle a pu agir avec autant de bassesse et d’égoïsme.
  • Qu’est-ce que je peux faire alors, pour me méfier, mais pas exagérément, tout en gardant une certaine forme de spontanéité ? Je décide dorénavant de rester ouvert, comme avant. Au maximum souriant, spontané. Mais au premier signe de violence physique ou verbale, je prends mes distances par à rapport à cette personne.
  • Je décide aujourd’hui d’être entouré uniquement de gens lumineux. Qui ont décidé de ne pas faire subir leur mal-être aux autres, de manière agressive. Je veux m’entourer uniquement de gens, qui avant d’accuser les autres, veulent toujours se remettre en question en premier lieu.
  • Et vu que le contexte global de la société me déstabilise aussi. Car en entendant parler de toutes ces affaires, où des gens sont prêts quasiment à tout pour de l’argent. Vu ce que j’entends ou lis, me fait perdre de ma croyance en le futur et en l’humanité : je me dirige alors totalement vers la spiritualité.
  • Méditation. Lecture de gens alignés, inspirants, qui me rappellent ma juste place sur Terre. Ma juste mission. Contribuer à l’harmonie de la planète, des autres, et de mon âme en même temps, sans ne délaisser aucun de ces 3 piliers.
  • Et plus je suis connecté à mon âme, aux autres, à la nature : plus la peur disparaît.
  • Du coup, pour moi, l’apparition de la peur, aujourd’hui, est une invitation à me recentrer, à plus méditer. A plus aider les autres, et retrouver le calme de la nature. A plus exprimer finalement tout mon potentiel : humain.

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