MES PARTS D’OMBRE : ET SI LES IDENTIFIER, ME PERMETTAIT ENSUITE DE PROPAGER BEAUCOUP PLUS DE LUMIERE ?

Mes zones d’ombre. Elles planent, au-dessus de moi, mes zones d’ombre. Dès que le mal-être m’envahit, de suite : arrive la jalousie. Vouloir ce que je n’ai pas. Pourquoi ce livre est encensé, et pas le mien, pourquoi cette fille magnifique se réchauffe contre lui, au lieu d’être amoureusement accrochée à mon bras ?

Vouloir toujours : plus beau, plus chaud, plus renversant, plus grand. Comme si seul l’exceptionnel était capable de me rendre heureux dans l’instant. Comme si un sourire, dans un magasin, ne suffisait pas. Comme si un arbre, et son tronc majestueux, les racines puissantes ancrées dans la terre, les branches légères tournées vers les cieux ; comme si cet arbre, lors de mon passage, sur le côté, était d’une banalité, et que de la nourriture dans l’assiette, à chaque repas, finalement allait de soi.

Jalousie, incapacité de voir de la magie dans la vie : l’arrivée de peurs non maîtrisées et me voilà barricadé, prisonnier… en moi. Peureux, le principe de concurrence redevient la règle, l’évidence. Souci constant d’avoir plus de valeur que les autres, pour enfin avoir l’impression d’avoir de la valeur. Comme si la diversité n’existait pas. Comme si les humains ne savaient pas aimer, les complémentarités, les nuances : plusieurs êtres à la fois.

Des peurs, et Asperger, l’authenticité est une valeur qui ne peut être contournée, alors quand le regard sur soi, dévoile des défauts, qui nous repousseraient tant chez les autres, par souci d’équité, une urgence me prend immédiatement de corriger, de m’ajuster, pour proposer exactement ce que chaque jour j’adorerais observer, contempler, rencontrer chez les autres, recevoir.

Urgence de changement donc en moi. D’ouverture à nouveau. De transmuter les émotions négatives en sensation positives, pour reconsidérer la vie sur Terre, comme une bénédiction, un privilège, un cadeau. Changement de perception qui débute, chez moi, par l’utilisation de la jalousie pour passer à l’action. Envier : c’est valoriser quelque chose que je n’ai pas. Du coup, je sais maintenant dans quelle direction je dois orienter mes pas.

Si j’envie un sportif, je vais me remettre de suite à courir. Si je jalouse un artiste, je m’installe à mon bureau, conquérant, je me remets à écrire. Et le simple fait de m’activer, d’œuvrer, de créer, m’équilibre, m’aligne, jusqu’à en sourire de fierté. On ne se sent plus en dehors de la société, dès qu’on décide de contribuer à sa beauté.

Contribution à ajouter de la beauté, pour sublimer ses émotions. Et aussi quand l’angoisse est trop forte, se réfugier dans le cerveau. Passer de la position d’acteur, à celle d’observateur : analyser froidement la situation, les conflits. Se poser des questions : pour enfin trouver une porte de sortie.

Contribution, intellectualisation : autant de solutions, qui me permettent, aujourd’hui, de rajouter de la légèreté dans ma vie, par kilogramme. Des remèdes empiriques, qui m’ont peut-être permis d’éviter la folie, le suicide, l’isolement : un drame. Et que j’aurais pu même connaître plus tôt : avec l’ennéagramme.


Résumé :

  • Dès que des peurs me submergent, que je n’arrive pas à les maîtriser : je me coupe des autres, de la vie.
  • Je développe de la mélancolie, de la jalousie.
  • Je déteste tellement ces traits de personnalité chez les autres, et mon désir d’authenticité est tellement important, que je m’active à tout faire, pour retrouver la lumière.
  • J’utilise alors la jalousie, pour passer à l’action. Car la jalousie m’indique ce qui est important pour moi, et que je n’incarne pas suffisamment à mes yeux.
  • Le fait d’agir, de créer, d’œuvrer m’apporte de la fierté. Celle de contribuer à la beauté de la société, et du monde.
  • Quand les peurs et mon incompréhension d’une situation sont trop fortes, j’essaye de souffler. D’intellectualiser. De n’être plus, à fleur de peau, dans la réaction immédiate. Compulsive. Je me force à analyser la situation. A identifier la meilleure solution. Pour ensuite : la mettre en application.
  • Toutes ces stratégies pour ne pas me couper des autres, de la création, de la vie : je les ai mises en place, peu à peu, intuitivement. Et si j’avais connu l’ennéagramme plus tôt, en identifiant mon type principal : j’aurais gagné, je pense, beaucoup plus de temps.

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