LE DIAGNOSTIC ASPERGER : ME RENCONTRER, POUR MIEUX M’ACCEPTER ?

Le diagnostic : au départ, je n’en avais pas senti la nécessité, pour surdoué. Pas de nécessité d’une confirmation extérieure, tant ma conviction intérieure, mon intuition était forte. Une certitude de mon décalage : qui s’appuyait sur l’observation des différences de réactions, dans la plupart des situations, entre moi et les autres ; et aussi, sur les retours de certains de mes proches, qui me parlaient d’une mémoire peu standard, ou d’un refus atypique, car systématique de l’injustice, qui pour moi était simplement une évidence.

Une différence certaine, donc, selon moi, que la littérature sur les surdoués me permettait enfin d’expliquer. De préciser. D’entériner. Avec pour principal apprentissage : ne plus attendre des autres, ce qui me paraissait si naturel chez moi.

J’avançais ainsi. J’avançais. Avec la volonté de créer, de partager, de proposer de la beauté. Etre un résistant, mais moins dans la confrontation. Plus dans l’élévation ; la bienveillance ; et dans mes activités, toujours la persévérance : pour faire rêver, et ainsi susciter, au maximum de vocations.

Une progression constante, captivante, peu à peu, de s’approcher de son essence, de jongler enfin avec toutes ses nuances. Jusqu’à… Ces conseils que je savais totalement inappropriés. Prendre de la distance par rapport à mes émotions, alors que le bruit, les discussions creuses, jusqu’à la moelle : me vidaient, me pompaient.

Alors, j’ai fait le bilan. Je me suis mis dans une case, mais pour ne pas perdre la boule. Trop me faire de bile, quand je sentais que je devais partir de tous ces trains, de toutes ces fêtes : s’éloigner, comme un recentrage, et non, lâchement, comme un refus ou une fuite.

Se tester, pour ne plus toujours se challenger. Enfin se ménager. Un rond peut tout essayer, mais ne rentrera jamais parfaitement dans un carré.

Diagnostic Asperger / Surdoué. Pour avoir la légitimité d’en parler. Pour avoir la tendresse envers moi, quand je me suis trop rapproché, pour un temps, de m’écarter, de m’apaiser.

Respirer. Lire. Ecrire. Regarder. Puis repartir : échanger, m’enrichir… De toutes nos complémentarités, quand on sait tous, se respecter, écouter, et agir avec le maximum d’authenticité.

Avec le maximum d’authenticité.


En résumé :

  • Je n’ai fait aucun test, avant 34 ans.
  • La lecture des livres sur les surdoués me suffisait.
  • J’avais une explication de ma différence. Du coup, je continuais à agir selon mon intuition, mais en n’étant plus autant dans le conflit. J’avais compris que la plupart des gens n’avaient pas la même vision que moi de l’existence.
  • Alors j’essayais surtout d’incarner de la beauté, de persévérer dans mes projets, pour inciter les autres, à en faire autant, avec leurs rêves.
  • Mais à 34 ans, épuisé par le bruit, les conversations creuses en société : j’ai senti que sur ce point je ne pouvais plus m’adapter. Progresser.
  • Je devais parfois me ménager, m’éloigner, pour respecter ce que je pensais être ma nature profonde.
  • Pour vérifier que c’était bien mon fonctionnement cognitif qui m’imposait ces moments d’éloignement, de ressourcement : j’ai fait les diagnostics. Asperger / surdoué. Qui m’offraient en plus, même si nous sommes tous singuliers, une forme de crédibilité pour pouvoir échanger, partager sur ces sujets.

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