COMMENT LA MÉDITATION M’A SAUVÉ

Je crois que je serai déjà mort, déjà devenu fou, sans la méditation. Sans ce vide qui s’effectue dans ma tête, quand je me concentre sur ma respiration. Depuis petit, je suis le mec, vous savez, accro à éveiller du respect, de l’admiration dans les yeux de ses semblables, en essayant d’être le meilleur… dans tout… Simplement dans tout : quitte à se fixer des objectifs facilement réalisables.

Offrir le plus beau, le plus génial, le plus intense, et donc exploiter 100% de son potentiel : voilà le cap, fixé, tout petit, par l’apprenti Tabarly que j’étais, moi et mes rêves qui voulaient recouvrir la surface de la Terre.

Volonté d’infini, et donc journées sans frontières. J’étais en permanence dans le mouvement, dans le faire : chaque action, et voilà que je développais une dimension, pour pouvoir parfaitement m’insérer dans chaque groupe. En devenir un personnage clé, celui qui pouvait apporter à tout moment, un rire, un sourire, l’étincelle.

Faire, faire… en permanence. Et puis à 22 ans, l’absurdité du travail. Pour s’en sortir, la création, mais le monde de l’édition. Puis, pour retrouver de l’estime, chercher une perfection, mais des non, non compréhension des règles de séduction.

Plus le roi. Je n’étais plus le roi. Ni le prince. J’étais devenu, en entreprise, et en soirée, un genre de Nestor dans Tintin. Gentil, serviable, à tendre les dossiers, en salle de réunion, et les TUC, les olives, silencieusement aux amis, le soir, dans les salons. Plus la même lumière : je ne diffusais plus la même lumière autour de moi, car la journée, la frénésie, les hiérarchies, l’absurdité, avaient kidnappé ma joie de vivre, et me réclamaient comme rançon, mon salaire dont j’avais besoin pour payer mon loyer, pour me la rendre.

Je ne diffusais plus la même lumière, et je conservais tout de même pour unique horizon, vraie motivante ambition, d’incarner la beauté des sommets… humains. Un idéal d’élégance, de performance, également de fun, et de tendresse, que j’essayais jusqu’à tard, de consigner sur papier, ou via le sport, de sculpter dans les courbes de mon corps : ce, en vain. Persister ; ne jamais s’arrêter, alors que le corps est déjà usé par une journée à appliquer uniquement, vous rend aussi performant et inspirant : qu’un hamster s’exténuant dans sa cage. Manque de présence dans l’instant, pour se laisser traverser par la vie : et votre travail devient sans magie, et votre obstination retarde en plus l’arrivée dans votre lit, pour retrouver votre fraîcheur face au monde.

Voilà… Quand l’efficacité devient pour vous : la qualité de votre présence au monde, 30 minutes pour méditer, pour ne plus s’encombrer des rappels du passé, ni des sollicitations du futur, deviennent non plus du temps gaspillé, mais du temps investi, pour être bien plus empli de magie.

Pour être bien plus empli de magie.


Résumé :
– Méditation permet de faire le vide.
– De retrouver sa fraicheur : face au monde.
– Ainsi, 30 minutes à souffler peuvent apparaître comme une perte de temps.
– Mais la qualité de présence supplémentaire qu’octroie cette courte pause : permet d’être plus efficace, clairvoyant… Plus empli.e de magie.

Livres qui m’ont inspiré :

  • Méditer, jour après jour : 25 leçons pour vivre en pleine conscience, Christophe André
  • L’art de la Méditation, Matthieu Ricard
  • Le miracle de la pleine conscience, Thich Nhat Hanh

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